Les dosages hormonaux chez la femme : valeurs normales et interprétation

J2–J4
Moment idéal pour le bilan basal (FSH, LH, E2)
J+7 ovul.
Progestérone pour confirmer l’ovulation (≈ J21 en cycle de 28j)
Tout jour
L’AMH peut être dosée à n’importe quelle phase du cycle
< 10 UI/L
FSH basale idéalement inférieure à 10 UI/L (idéal : < 8)

Le bilan hormonal est l’un des premiers examens réalisés lors d’un bilan de fertilité féminine. Il renseigne sur le fonctionnement de l’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien, évalue la réserve ovarienne et permet d’orienter les choix thérapeutiques en PMA. Mais ses résultats n’ont de sens qu’interprétés en fonction de la phase du cycle à laquelle ils ont été réalisés — et jamais isolément. Un résultat « hors norme » n’est pas nécessairement pathologique, et un résultat « normal » ne garantit pas une fertilité parfaite.

L’axe hypothalamo-hypophyso-ovarien : qui commande quoi ?

La régulation du cycle menstruel est assurée par une cascade hormonale précise entre trois structures : l’hypothalamus (qui sécrète la GnRH en pulses), l’hypophyse (qui produit la FSH et la LH en réponse), et les ovaires (qui sécrètent l’estradiol, la progestérone, l’AMH et l’inhibine B). Ces structures dialoguent en permanence par des mécanismes de rétrocontrôle positif et négatif. Un déséquilibre à n’importe quel niveau peut perturber le cycle, l’ovulation ou la fertilité.

Hypothalamus
Sécrète GnRH en pulses (stimulation de l’hypophyse)
Hypophyse (antérieure)
Sécrète FSH (maturation folliculaire) et LH (déclenchement ovulation)
Ovaires
Produisent Estradiol · Progestérone · AMH · Inhibine B
→ rétrocontrôle sur hypothalamus et hypophyse
Ovulation
Déclenchée par le pic de LH (~J14) → corps jaune → progestérone

Quand et comment réaliser le bilan hormonal ?

Le bilan hormonal de base est idéalement réalisé entre J2 et J4 du cycle (le premier jour du cycle étant le premier jour des règles véritables — pas les « taches » qui peuvent précéder). À ce stade, les hormones sont à leur niveau basal avant le recrutement folliculaire. C’est la photographie de référence de l’axe reproducteur.

📅
FSH, LH, Estradiol : entre J2 et J4 du cycle. Pas obligatoirement à jeun. Sans traitement hormonal en cours.
📅
Progestérone : 7 jours après l’ovulation (soit ~J21 dans un cycle de 28 jours, ou mieux, J+7 après le pic de température). Une femme qui ovule à J18 doit doser à J25, pas à J21.
📅
AMH : n’importe quel jour du cycle. Pas affectée par la phase. Attendre 3 mois après arrêt de la pilule contraceptive.
📅
Prolactine : après 20–30 minutes de repos, à jeun si possible. Le stress et le toucher mammaire peuvent l’élever artificiellement.
⚠️
Important : les valeurs de référence varient selon les kits de dosage utilisés par chaque laboratoire. Ne pas comparer des résultats provenant de laboratoires différents, et toujours utiliser le même laboratoire pour le suivi.

Tableau des valeurs hormonales de référence par phase du cycle

Valeurs hormonales de référence au cours du cycle
Dosages réalisés par prise de sang — à interpréter en fonction de la phase du cycle et du laboratoire
Phase folliculaire précoce
J1 → J7
Phase folliculaire tardive
J8 → J13
Pic pré-ovulatoire
~J14
Phase lutéale
J15 → J28
Hormone J1–J7
Phase folliculaire précoce
J8–J13
Phase folliculaire tardive
~J14
Pic ovulatoire
J15–J28
Phase lutéale
FSH 2–10 mUI/ml 2–8 mUI/ml 7–18 mUI/ml 1,5–7 mUI/ml
LH 2–9 mUI/ml 2–9 mUI/ml 18–60 mUI/ml 1–10 mUI/ml
Estradiol 20–94 pg/ml 57–250 pg/ml 100–420 pg/ml 60–230 pg/ml
Progestérone < 1 ng/ml 0,3–1,5 ng/ml 0,4–2,8 ng/ml 5–25 ng/ml
Seuils d’alerte clinique — principaux signaux à connaître
FSH > 10–12 UI/L à J2–J4 — suspect d’une réserve ovarienne diminuée. À interpréter avec l’estradiol (un E2 élevé abaisse artificiellement la FSH par rétrocontrôle négatif).
LH > FSH en début de cycle — inversion du rapport FSH/LH évocatrice d’un SOPK. LH > 10 mUI/ml à J3 oriente vers le diagnostic.
Estradiol > 50–70 pg/ml à J2–J4 — élévation précoce suspecte d’une réserve ovarienne basse ou d’une stimulation folliculaire prématurée. « Fausse rassurance » possible sur la FSH.
Progestérone < 5 ng/ml à J21 (ou J+7 ovulation) — suspicion d’anovulation. Une progestérone > 5 ng/ml confirme qu’une ovulation a eu lieu ; > 10–12 ng/ml témoigne d’un corps jaune de bonne qualité.
ℹ️ Variabilité inter-laboratoire : les valeurs normales peuvent différer légèrement selon les kits de dosage utilisés. Il est recommandé de toujours utiliser le même laboratoire pour le suivi et d’interpréter les résultats dans leur contexte clinique — un résultat isolé n’a jamais de valeur absolue.
Sources : fivfrance.com · Dr Benchimol · ASRM Committee Opinion 2020 · Espace Santé Les Lucioles · Biogroup (2025)

FSH : l’hormone qui évalue la réserve ovarienne

La FSH (hormone folliculo-stimulante) est sécrétée par l’hypophyse pour stimuler la croissance des follicules ovariens. Son taux basal à J2–J4 est un des marqueurs historiques de la réserve ovarienne. La logique est simple : quand la réserve diminue, les ovaires sécrètent moins d’inhibine B et d’estradiol (rétrocontrôle négatif), ce qui libère la FSH — son taux basal augmente donc avec l’épuisement progressif des follicules.

FSH < 8–10 UI/L à J2–J4 ✓
Normal. Bonne réserve ovarienne a priori. En FIV : bonne répondeuse probable. Mais une FSH normale n’exclut pas des ovocytes de mauvaise qualité — l’âge reste déterminant.
FSH entre 10 et 15 UI/L ⚠️
Zone de vigilance. Réserve ovarienne potentiellement diminuée, surtout si associée à un estradiol élevé. À corréler avec AMH et compte des follicules antraux (CFA). Bilan à compléter.
FSH > 15–20 UI/L ✗
Réserve ovarienne significativement réduite. FSH > 25 UI/L avec cycles anormaux : critère diagnostique d’IOP (Insuffisance Ovarienne Prématurée) selon l’ESHRE 2024. Stimulation souvent peu efficace. Don d’ovocytes à discuter.
⚠️ Piège : FSH « normale » masquée par un estradiol élevé
Un taux d’estradiol élevé en début de cycle (> 50–70 pg/ml) freine artificiellement la FSH par rétrocontrôle négatif. Une FSH de 8 associée à un E2 de 80 est plus préoccupante qu’une FSH de 10 avec un E2 de 30.

LH : le déclencheur de l’ovulation et le signal du SOPK

La LH (hormone lutéinisante) est également sécrétée par l’hypophyse. Son rôle principal est de déclencher l’ovulation : le pic de LH survient environ 36 heures avant la rupture folliculaire. C’est ce pic que détectent les tests d’ovulation urinaires (bandelettes LH). En début de cycle (J2–J4), la LH doit être basse — inférieure à la FSH en règle générale.

LH élevée en début de cycle (> FSH)
Inversion du rapport FSH/LH très évocatrice de SOPK. LH > 10 mUI/ml à J3 avec FSH normale oriente vers le diagnostic.
LH basse (hypogonadisme hypogonadotrope)
Atteinte de l’hypophyse ou de l’hypothalamus. Anovulation d’origine centrale (classe 1 OMS). Anorexie, stress intense, exercice excessif.
Pic de LH — son utilité en monitorage
En cours de stimulation FIV, la détection d’une élévation prématurée de la LH (> 10–12 mUI/ml) signale une ovulation spontanée imminente pouvant compromettre la ponction. Les protocoles antagonistes permettent de bloquer ce risque. En IAD/IAC, détecter le pic de LH urinaire permet de programmer l’insémination dans la fenêtre optimale (24–36h après le pic).

Estradiol : le baromètre folliculaire

L’estradiol (17-bêta-estradiol, E2) est le principal estrogène sécrété par les follicules ovariens en croissance. Il reflète l’activité folliculaire : plus les follicules grandissent et mûrissent, plus l’estradiol monte. Il a un double rôle dans l’interprétation du bilan hormonal : comme indicateur de la qualité de la phase folliculaire et comme « filtre » sur la FSH (via le rétrocontrôle négatif).

À J2–J4, l’estradiol doit être bas (20–94 pg/ml). Un taux élevé en début de cycle (> 50–70 pg/ml) peut masquer une FSH élevée — c’est un piège classique du bilan hormonal. En cours de stimulation ovarienne, l’estradiol est le marqueur principal du monitorage : son taux peut être multiplié par 40 à 100 au cours de la stimulation, et la courbe d’ascension doit être linéaire ou exponentielle.

Progestérone : le marqueur de l’ovulation et de la qualité du corps jaune

La progestérone est sécrétée principalement par le corps jaune — la structure formée dans l’ovaire après l’ovulation à partir du follicule rompu. En première partie de cycle, elle est quasi indétectable (< 1 ng/ml). Son élévation en deuxième partie de cycle (phase lutéale) est la signature biologique d'une ovulation qui a eu lieu.

Progestérone J+7 ovulation > 5 ng/ml ✓
Confirme qu’une ovulation a eu lieu. Un taux > 10–12 ng/ml témoigne d’un corps jaune de bonne qualité — particulièrement important en FIV au moment du transfert.
Progestérone J+7 ovulation < 5 ng/ml ✗
Suspicion d’anovulation ou d’insuffisance lutéale. À confirmer par d’autres éléments cliniques (courbe thermique, absence de glaire ovulatoire). Si confirmé : bilan complémentaire et traitement éventuel.
⚠️ En stimulation ovarienne (FIV, sous analogues)
La progestérone est dosée pour surveiller une lutéinisation précoce. Sous agonistes GnRH, un taux de progestérone anormalement élevé en fin de stimulation peut indiquer un processus de lutéinisation prématurée — facteur péjoratif pour l’implantation si transfert frais.

AMH : le meilleur marqueur de la réserve ovarienne

AMH — Réserve ovarienne par âge et interprétation en PMA
L’AMH (Hormone Anti-Müllérienne) est le marqueur le plus stable de la réserve ovarienne. Elle peut être dosée à n’importe quel moment du cycle. Conversion : 1 ng/ml = 7,14 pmol/L
Médianes AMH attendues par tranche d’âge (population générale)
20–24 ans
Médiane ~3,7 ng/ml (26,6 pmol/L)
25–29 ans
Médiane ~2,9 ng/ml (20,9 pmol/L)
30–34 ans
Médiane ~2,8 ng/ml (19,9 pmol/L)
35–39 ans
Médiane ~1,9 ng/ml (13,7 pmol/L)
40–44 ans
Médiane ~1,3 ng/ml (9,2 pmol/L)
≥ 45 ans
< 0,3
Interprétation clinique — quel que soit l’âge
< 0,5 ng/ml
(< 3,6 pmol/L)
Réserve très basse — IOP possible. FIV souvent peu productive (< 3 follicules). Don d’ovocytes à envisager.
0,5–1,2 ng/ml
(3,6–8,6 pmol/L)
Réserve diminuée (DOR selon classification POSEIDON). Protocole FIV à adapter. Ne pas attendre.
1,2–6,8 ng/ml
(8,6–48,6 pmol/L)
Réserve normale à bonne. Bonne réponse attendue à la stimulation ovarienne.
3,5–6,8 ng/ml
(25–48 pmol/L)
Réserve élevée — bonne répondeuse. Adapter le protocole pour éviter une SHO.
> 6,8 ng/ml
(> 48 pmol/L)
AMH très élevée — évoquer SOPK. Risque élevé de syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO). Protocole doux recommandé.
⚠️ L’AMH mesure la quantité, pas la qualité ovocytaire. Une femme de 42 ans avec une AMH normale pour son âge ne produit pas des ovocytes de la même qualité qu’une femme de 30 ans avec la même AMH. L’âge reste le facteur pronostique principal de la qualité embryonnaire.
ℹ️ Stabilité de l’AMH : contrairement à la FSH et à l’estradiol, l’AMH ne fluctue pas au cours du cycle — elle peut être dosée à n’importe quel jour. Attention : la pilule contraceptive peut abaisser l’AMH de 30 à 50 % temporairement. Doser 3 mois après arrêt de la contraception hormonale.
✅ AMH et grossesse spontanée : une AMH basse ne prédit pas l’incapacité à concevoir naturellement (ASRM 2020). L’AMH est un marqueur de réserve quantitative, utile surtout pour prédire la réponse à la stimulation en FIV — pas pour estimer les chances de grossesse naturelle.
Sources : Aslan et al. PMC (2024–2025) · Iwase et al. J Obstet Gynaecol Research (2024) · ASRM Committee Opinion 2020 · Classification POSEIDON · Espace Santé Les Lucioles

Bilan élargi : prolactine, TSH, androgènes

En présence de signes d’appel cliniques (aménorrhée, cycles très irréguliers, hirsutisme, galactorrhée, signes d’hypothyroïdie…), le bilan de base est complété par des dosages supplémentaires.

Prolactine
Valeur normale : < 20–25 ng/ml chez la femme non enceinte. En cas d’hyperprolactinémie (> 25 ng/ml), risque d’anovulation. Causes : adénome hypophysaire, médicaments, hypothyroïdie. À doser au repos, après 20 min de décubitus.
TSH (thyroïde)
Valeur cible en désir de grossesse : 0,5–2,5 mUI/L selon les recommandations actuelles (seuil plus strict qu’en population générale). Toute dysthyroïdie (hypo ou hyper) peut perturber le cycle et les résultats de FIV.
Testostérone totale
Valeur normale : 0,1–0,75 ng/ml (34–260 pmol/L). Ne fluctue pas significativement au cours du cycle. Élevée : SOPK, hyperandrogénie surrénalienne. Associée à : delta-4 androstènedione, S-DHEA, 17-OHP en cas de suspicion.
Inhibine B
Sécrétée par les follicules en croissance. Marqueur de réserve ovarienne complémentaire à la FSH. Aujourd’hui largement remplacée par l’AMH, plus stable et plus prédictive. Encore parfois dosée dans certains bilans spécialisés.

Le monitorage de la stimulation ovarienne en FIV

En cours de stimulation ovarienne pour une FIV ou une IAD/IIU, les dosages hormonaux prennent une signification différente et plus dynamique. L’objectif n’est plus d’évaluer une réserve, mais de suivre en temps réel la réponse folliculaire et d’adapter les doses d’induction.

📈 Estradiol — le marqueur principal du monitorage
L’estradiol est le paramètre biologique central du suivi de stimulation. Sa valeur peut être multipliée par 40 à 100 entre J1 et la veille du déclenchement. La courbe doit être linéaire ou exponentielle sans rupture de pente — une stagnation ou chute peut indiquer un arrêt folliculaire et imposer d’augmenter les doses ou d’annuler le cycle. L’estradiol doit toujours être interprété en rapport avec les images échographiques (nombre et taille des follicules).
👁️ LH — la surveillance du pic spontané
Une élévation prématurée de la LH (> 10–12 mUI/ml) en cours de stimulation signale une ovulation imminente qui compromettrait la ponction. Les protocoles antagonistes (Cetrotide, Orgalutran) sont prescrits précisément pour bloquer ce pic. En l’absence d’antagoniste, la surveillance de la LH est indispensable.
📊 Progestérone — le signal de lutéinisation précoce
Sous protocole à base d’agoniste GnRH, la progestérone peut être dosée en fin de stimulation pour détecter une lutéinisation prématurée — élévation > 1,5–2 ng/ml en fin de phase folliculaire sous stimulation, signe péjoratif pour un transfert frais. Dans ce cas, la vitrification de tous les embryons et un transfert sur cycle différé sont préférables.

Questions fréquentes sur les dosages hormonaux

Ma FSH est à 12 à J3 — est-ce grave ?

Une FSH à 12 mUI/ml en début de cycle est dans la zone de vigilance — pas nécessairement alarmante, mais à interpréter avec le contexte : quel âge ? Quel taux d’estradiol en parallèle ? Si l’estradiol est élevé (> 50–70 pg/ml), il peut abaisser artificiellement la FSH — une FSH de 12 avec un E2 de 80 pg/ml est plus inquiétante qu’une FSH de 14 avec un E2 de 25 pg/ml. L’idéal est de corréler avec l’AMH et le compte des follicules antraux (CFA) à l’échographie. Un seul dosage ne suffit jamais à conclure.

Mon AMH est à 0,8 ng/ml — puis-je quand même tomber enceinte naturellement ?

Oui. Une AMH basse indique une réserve ovarienne quantitativement réduite, mais ne prédit pas l’impossibilité de concevoir naturellement. Selon l’ASRM (2020), les études n’ont pas montré de corrélation significative entre un AMH bas et une fertilité réduite pour les conceptions non assistées. L’AMH prédit surtout la réponse à la stimulation en FIV — pas la fertilité naturelle. Cela dit, une AMH basse (< 1,2 ng/ml) justifie de ne pas attendre avant de consulter un spécialiste si une grossesse est souhaitée.

La pilule contraceptive fausse-t-elle les résultats hormonaux ?

Oui, significativement. Sous pilule combinée, la FSH et la LH sont très basses (ovaires au repos), l’estradiol est bas (~40 pg/ml), et la progestérone est proche de 0 ng/ml — ces valeurs ne reflètent pas la fertilité réelle. L’AMH peut également être abaissée de 30 à 50 % sous contraception hormonale. Il est recommandé d’attendre au moins 2 à 3 cycles après l’arrêt de la pilule avant de réaliser un bilan hormonal interprétable. Pour l’AMH spécifiquement, certains experts préconisent 3 mois d’arrêt.

Quelle est la différence entre l’AMH et le compte des follicules antraux (CFA) ?

Les deux mesurent la réserve ovarienne mais par des biais différents. L’AMH est un dosage sanguin qui reflète la production hormonale des petits follicules (< 4 mm). Le CFA est un comptage échographique des follicules antraux visibles (2–10 mm) à J2–J4. Ces deux marqueurs sont très bien corrélés l'un à l'autre — bien mieux que chacun d'eux avec la FSH. En pratique, ils sont complémentaires : l'AMH peut être dosée n'importe quand, le CFA nécessite une échographie en début de cycle. Une discordance entre les deux doit conduire à des investigations complémentaires.

Peut-on améliorer son AMH ou sa FSH ?

On peut modifier certains facteurs qui interfèrent avec les dosages : arrêter la pilule, réduire le tabac, traiter une hypothyroïdie. La réserve ovarienne elle-même — représentée par l’AMH — ne peut pas être « augmentée » de façon prouvée. Des études observationnelles suggèrent qu’une alimentation riche en antioxydants et en produits laitiers pourrait ralentir son déclin, mais ces données sont préliminaires et non validées en essais cliniques. Ce qui est certain : on ne peut pas recréer des follicules perdus. L’enjeu est donc d’utiliser les follicules existants de façon optimale — ce que les techniques de FIV permettent.

Sources

📚 Sources et références

  1. ASRM Practice Committee (2020). Testing and interpreting measures of ovarian reserve: a committee opinion. Fertility and Sterility. → asrm.org
  2. Iwase A. et al. (2024). Anti-Müllerian hormone for screening, diagnosis, evaluation, and prediction: systematic review and expert opinions. J Obstet Gynaecol Research. → doi.org
  3. Aslan K. et al. (2025). Age-stratified anti-Müllerian hormone (AMH) nomogram. PMC. → pmc.ncbi.nlm.nih.gov
  4. Dr Benchimol. Bilan hormonal féminin et stérilité. → docteur-benchimol.com
  5. Espace Santé Les Lucioles. Le bilan hormonal féminin. → espacesanteleslucioles.com
  6. Biogroup (2025). Bilan biologique de la fertilité chez la femme. → biogroup.fr