Les différents protocoles de stimulation ovarienne en FIV

25–30 j
Durée protocole agoniste long
14–16 j
Durée protocole antagoniste court
36 h
Délai entre déclenchement et ponction
×40–100
Multiplication de l’estradiol au cours de la stimulation

La stimulation ovarienne est l’étape médicamenteuse centrale d’une FIV. Son objectif est de permettre à plusieurs follicules de parvenir à maturité simultanément — là où le cycle naturel n’en sélectionne qu’un seul. Cette page présente les quatre principaux protocoles utilisés en France, leurs différences pratiques et les médicaments qui les composent. Chaque médecin adapte le protocole standard en fonction du profil de la patiente (âge, AMH, réserve ovarienne, antécédents) — les schémas ci-dessous sont des cadres de référence, non des prescriptions.

Pourquoi stimuler les ovaires en FIV ?

Dans un cycle naturel, la plupart des follicules antraux recrutés par la FSH subissent une atrésie (régression), à l’exception d’un seul follicule « dominant » qui évolue jusqu’à l’ovulation. La stimulation ovarienne contrôlée inverse cette logique : en administrant de la FSH à dose supra-physiologique pendant 10 à 12 jours, on cherche à transformer le maximum de follicules antraux en follicules matures — avec pour objectif de recueillir entre 5 et 15 ovocytes lors de la ponction.

Pour que cette stimulation soit contrôlée et n’aboutisse pas à une ovulation spontanée avant que le médecin ne décide de la déclencher, la FSH doit être associée à un médicament qui « coupe » le signal de l’hypophyse vers les ovaires. Deux familles de médicaments permettent ce blocage : les agonistes de la GnRH (action progressive par désensibilisation) et les antagonistes de la GnRH (action rapide en quelques heures). C’est cette association qui définit le type de protocole.

⚠️ Avant de commencer : la pénurie de médicaments AMP

⚠️ Ne commencez pas votre traitement sans avoir la totalité des médicaments
La pénurie chronique de médicaments utilisés en AMP (gonadotrophines, antagonistes) est une réalité en France depuis plusieurs années. Les ruptures de stock peuvent survenir en cours de cycle. Avant de débuter, vérifiez avec votre pharmacien ou votre centre AMP que toutes les boîtes prescrites sont disponibles. En cas de rupture en cours de traitement, contactez immédiatement votre médecin pour adapter le protocole — n’interrompez jamais une stimulation sans avis médical.

Vue d’ensemble : les 4 protocoles de stimulation ovarienne

Les 4 protocoles de stimulation ovarienne en FIV
Chaque protocole est adapté au profil de la patiente — le choix appartient au médecin prescripteur. Les durées indiquées sont indicatives et peuvent être ajustées selon la réponse ovarienne.
📋 Protocole 1 — Agoniste long « Lutéal » Décapeptyl, Supréfact, Synarel…
J21 cycle préc.
Agoniste (désensibilisation ~14j)
Agoniste continue
Stimulation
FSH/HMG quotidien (~10–12j)
Déclenchement
HCG/GnRH
Ponction 36h
Débute à J21 du cycle précédent (phase lutéale). Phase de désensibilisation agoniste ~15 jours → hémorragie de privation → début de la stimulation FSH/HMG. Durée totale : ~25–30 jours.
Durée totale : 25–30 jours Bonne normo-répondeuse Protocole de moins en moins utilisé en 2026
📋 Protocole 2 — Agoniste long « Folliculaire » Décapeptyl, Supréfact, Synarel…
J1 du cycle
Agoniste (désensibilisation ~14j)
Agoniste continue
Stimulation
FSH/HMG quotidien (~10–12j)
Déclenchement
HCG
Ponction 36h
Identique au protocole 1 mais débute au J1 du cycle courant (phase folliculaire). L’hémorragie de privation peut être attendue ou non selon la réponse à la désensibilisation. Durée totale : ~25–28 jours.
Durée totale : 25–28 jours Début J1 du cycle
📋 Protocole 3 — Court antagoniste (standard) Cétrotide®, Orgalutran®, Fyremazol® + FSH
Stimulation
FSH/HMG quotidien — dès J1 des règles (~10–12j)
Antagoniste
Antagoniste J5–J6 → déclenchement
Déclenchement
HCG ou agoniste
Ponction 36h
Pas de phase de désensibilisation préalable. La stimulation démarre immédiatement à J1 des règles. L’antagoniste (blocage rapide du pic de LH) est introduit à J5–J6 sur décision médicale selon la réponse folliculaire. Durée totale : ~14–16 jours.
Protocole le plus utilisé en 2026 Durée totale : ~14–16 jours Moins de risque de SHO SOPK : indication préférentielle
📋 Protocole 3 bis — Court antagoniste + ELONVA® (corifollitropine alpha) 1 injection FSH retard (7j) + antagoniste + FSH quotidienne
J1 — ELONVA
💉 1 inj.
Effet FSH retard → J8
J5–J6 Antago.
Antagoniste GnRH (J5/6 → déclenchement)
J8 FSH quot.
FSH quotidienne si nécessaire
Déclenchement
HCG
Ponction 36h
Variante du protocole court antagoniste. ELONVA® (corifollitropine alpha) remplace les injections quotidiennes de FSH pendant les 7 premiers jours — une seule injection à J1. À J8, si nécessaire, des injections quotidiennes de FSH (150 UI) prennent le relais. Critère de déclenchement : 3 follicules ≥ 17 mm.
1 injection pour 7 jours de FSH Confort patient amélioré Normo-répondeuses (AMH 1,5–3 ng/ml)
⏱️ Protocoles agonistes longs
Durée 25–30j · Désensibilisation forte · Moins de risque de pic LH spontané · Résultats comparables mais plus contraignants · Réservés à des cas spécifiques aujourd’hui
⚡ Protocoles antagonistes courts
Durée 14–16j · Pas de désensibilisation · Blocage rapide du pic LH · Moins de SHO · Résultats équivalents aux agonistes · Standard actuel dans la majorité des centres
Sources : fivfrance.com · Dr Skhiri · CHU Amiens DCSS · ESHRE Guideline on ovarian stimulation · Cochrane meta-analysis (Melo et al., 2024)

Protocole 1 — Agoniste long « Lutéal » (schéma classique)

Le protocole agoniste long « lutéal » est le plus ancien des protocoles de FIV, longtemps considéré comme la référence. Il débute généralement vers le 21ème jour du cycle précédent celui de la stimulation (phase lutéale). L’agoniste GnRH (Décapeptyl, Synarel, Supréfact) est injecté quotidiennement pendant environ 15 jours, provoquant une désensibilisation progressive de l’hypophyse et la mise au repos de l’ovaire. Cette désensibilisation est suivie d’une « hémorragie de privation » (règles déclenchées par le manque d’estrogènes), qui signe le début effectif de la stimulation.

À partir de ce moment, les injections quotidiennes de FSH (ou HMG) sont ajoutées en maintenant l’agoniste. La durée totale du protocole est de 25 à 30 jours. L’avantage historique de ce protocole était une meilleure synchronisation folliculaire et un contrôle très précis du pic de LH. Il est aujourd’hui réservé à des situations spécifiques, la majorité des centres ayant basculé vers les protocoles antagonistes plus courts.

Protocole 2 — Agoniste long « Folliculaire »

Variante du protocole agoniste long, le protocole « folliculaire » débute au premier jour du cycle courant (J1 des règles) plutôt qu’au J21 du cycle précédent. La phase de désensibilisation dure de même environ 14 jours, mais la stimulation FSH démarre légèrement plus tôt dans le temps calendaire. La structure est identique au protocole 1 (agoniste + FSH en parallèle jusqu’au déclenchement), mais l’organisation pratique peut être préférable pour certaines patientes selon leur calendrier et les contraintes du centre.

Protocole 3 — Court antagoniste (le standard actuel)

Le protocole antagoniste court est devenu le protocole de référence dans la grande majorité des centres de FIV. Il débute immédiatement au premier jour des règles : la stimulation FSH (ou HMG) commence sans phase de désensibilisation préalable. L’ovaire n’est pas mis « au repos » — il est stimulé directement.

L’antagoniste GnRH (Cétrotide, Orgalutran, Fyremazol) est introduit secondairement, généralement à J5–J6 de la stimulation, lorsque les follicules atteignent 12–14 mm de diamètre. Son action est quasi immédiate — il bloque les récepteurs hypophysaires en quelques heures, empêchant tout pic spontané de LH. Le médecin décide du timing d’introduction de l’antagoniste en fonction de la réponse ovarienne échographique et des dosages d’estradiol.

✅ Durée réduite
~14–16 jours vs 25–30 jours pour le protocole long. Moins contraignant pour les patientes actives.
✅ Moins de SHO
Le déclenchement par agoniste (au lieu du hCG) est possible en protocole antagoniste — réduit fortement le risque de syndrome d’hyperstimulation. Indispensable en cas de SOPK.
✅ Résultats équivalents
La méta-analyse Cochrane 2024 confirme des taux de naissance vivante comparables aux protocoles agonistes longs chez les normo-répondeuses.
✅ Indication SOPK
Recommandation de haut grade ESHRE : protocole antagoniste préférentiel pour les patientes atteintes de SOPK (prévention du SHO).

Protocole 3bis — ELONVA® + antagoniste : une injection pour 7 jours

La corifollitropine alpha (ELONVA®) est une FSH à longue durée d’action. Une seule injection au premier jour de la stimulation remplace 7 jours d’injections quotidiennes de FSH — l’objectif est le même, mais le nombre d’injections est divisé par 7 pour la première semaine. ELONVA® est utilisée exclusivement dans un protocole court-antagoniste.

J1
ELONVA® — 1 injection unique SC
Dans l’abdomen, au début de la phase folliculaire. Effet FSH pendant 7 jours.
J5–J6
Début de l’antagoniste GnRH
Introduction du Cétrotide ou Orgalutran selon la réponse folliculaire (échographie + dosage E2). Poursuivi jusqu’au déclenchement.
J8
FSH quotidienne si nécessaire (150 UI conseillées)
7 jours après ELONVA, relais par FSH recombinante quotidienne si la réponse le nécessite. Ajustée selon la réponse ovarienne. En général, développement folliculaire adéquat vers J9 (de J6 à J18).
J9+
Déclenchement dès 3 follicules ≥ 17 mm
Injection de 5 000 à 10 000 UI d’hCG (ou agoniste GnRH). Ponction 36 heures après.

Les médicaments de la stimulation ovarienne

Les médicaments de la stimulation ovarienne — guide pratique
Quatre familles de médicaments interviennent dans les protocoles de FIV — à ne jamais confondre ni interchanger sans prescription médicale
💉 1. Gonadotrophines — stimuler les follicules
Hormones qui stimulent directement les ovaires pour le recrutement multi-folliculaire. Injectées quotidiennement (sauf ELONVA® — effet retard 7 jours). L’objectif : estradiol × 40 à 100 au cours de la stimulation, courbe linéaire ou exponentielle.
FSH recombinante
Gonal-F®, Puregon® — FSH purifiée de synthèse. Standard de référence.
HMG (FSH + LH)
Menopur®, Meriofert® — extrait d’urine. Apporte aussi de la LH (utile certains profils).
ELONVA® (corifollitropine α)
FSH à longue durée d’action — 1 injection = 7 jours. Protocole 3bis uniquement.
🛑 2. Agonistes GnRH — désensibilisation prolongée
Analogues de la GnRH qui saturent les récepteurs hypophysaires → arrêt de la stimulation naturelle des ovaires (mise en repos). Utilisés dans les protocoles longs (P1 et P2). Aussi utilisés pour le déclenchement de l’ovulation dans les protocoles antagonistes (alternative au hCG — réduit le risque de SHO).
Décapeptyl® 0,1 mg
Triptyréline — injection SC quotidienne. Le plus utilisé en France.
Synarel® (nafaréline)
Pulvérisation nasale — alternative pour les patientes qui préfèrent éviter les injections.
Supréfact® (buséréline)
Injection SC ou pulvérisation nasale.
3. Antagonistes GnRH — blocage rapide du pic de LH
Médicaments dont l’action est quasi immédiate — ils bloquent les récepteurs hypophysaires en quelques heures (vs plusieurs jours pour les agonistes). Introduits à J5–J6 de la stimulation pour prévenir un pic spontané de LH qui déclencherait une ovulation avant la ponction. Injection SC à 90° (produit légèrement allergisant — rougeur locale normale).
Cétrotide® 0,25 mg
Cétrorelix — injection SC quotidienne. Sortir du réfrigérateur 30 min avant.
Orgalutran® 0,25 mg
Ganirélix — stylo prérempli. Équivalent clinique au Cétrotide.
Fyremazol® (nouveauté)
Récente entrée sur le marché français. Même classe pharmacologique.
🔔 4. Déclencheurs de l’ovulation — la « gâchette »
Injection unique qui déclenche la maturation ovocytaire finale. La ponction a lieu exactement 36 heures après l’injection — horaire à respecter impérativement. Critère de déclenchement : généralement ≥ 3 follicules de ≥ 17–18 mm, estradiol entre 1000 et 3000 ng/ml.
Ovitrelle® 250 µg
hCG recombinante — stylo SC. À conserver au réfrigérateur, sortir 30 min avant. Horaire précis indispensable.
hCG urinaire (5000–10 000 UI)
Pregnyl®, Gonasi® — équivalent clinique à l’Ovitrelle selon la méta-analyse Cochrane.
Décapeptyl® 0,2 mg (déclencheur agoniste)
En protocole antagoniste uniquement — préféré si risque de SHO. Nécessite un support de phase lutéale renforcé.
⚠️ Pénurie de médicaments AMP en France — Ne pas commencer son traitement sans avoir la totalité des médicaments prescrits. En cas de rupture, contacter votre centre AMP immédiatement pour adapter le protocole. Ne jamais interrompre une stimulation en cours sans avis médical.
Sources : Hôpital DCSS · CHU Amiens AMP · Vidal · Gynéco Online (ESHRE) · Cochrane 2024

Le déclenchement de l’ovulation : la « gâchette » du cycle

Le déclenchement est l’étape finale de la stimulation. Une injection unique (hCG ou agoniste GnRH) provoque la maturation ovocytaire finale et déclenche le processus d’ovulation — qui n’aboutira pas car la ponction est réalisée 36 heures exactement après l’injection, avant la rupture folliculaire. Cet horaire est impératif : une ponction trop précoce ou trop tardive réduit le nombre d’ovocytes matures recueillis.

📋 Critères de déclenchement (indicatifs)

  • Follicules : ≥ 3 follicules de ≥ 17–18 mm de diamètre
  • Estradiol : entre 1 000 et 3 000 ng/mL selon le nombre de follicules (les valeurs sont multipliées par 40 à 100 vs le niveau basal)
  • LH : surveillance d’absence de pic spontané
  • Progestérone : vérification de l’absence de lutéinisation précoce
  • Horaire de l’injection : généralement entre 21h et 23h30 (adapter selon l’heure de ponction souhaitée)

⚠️ L’heure exacte d’injection vous sera indiquée par votre médecin ou le centre. Ne jamais l’anticiper ou la retarder.

Agoniste long vs antagoniste court : ce que dit la science en 2024–2025

La question du meilleur protocole de stimulation a fait l’objet de nombreux essais cliniques et méta-analyses. La méta-analyse Cochrane de Melo et al., mise à jour en 2024 (incluant des essais jusqu’à juin 2024), apporte les données les plus robustes disponibles.

✅ Taux de naissances vivantes comparables
La méta-analyse Cochrane 2024 ne montre pas de différence significative de taux de naissances vivantes entre protocoles agonistes longs et antagonistes courts chez les femmes à réponse normale attendue. Le protocole antagoniste est donc non inférieur sur ce critère principal.
✅ Réduction du SHO avec les protocoles antagonistes
Les protocoles courts antagonistes réduisent le risque de SHO par rapport aux protocoles agonistes longs, notamment parce qu’ils permettent l’utilisation d’un agoniste GnRH comme déclencheur (à la place du hCG) — recommandé chez les patientes à risque élevé de SHO (SOPK, hyperrépondeuses).
✅ Recommandation ESHRE : antagoniste pour le SOPK
L’ESHRE recommande de grade élevé l’utilisation du protocole antagoniste pour les patientes atteintes de SOPK — pour prévenir le SHO. Le « freeze all » embryonnaire est hautement recommandé si le risque de SHO persiste malgré le protocole antagoniste.
⚠️ Protocoles agonistes longs : niche spécifique
Les protocoles longs conservent leur intérêt dans des situations particulières : certains cas d’endométriose, patientes présentant des pics de LH difficiles à contrôler, ou selon les préférences et l’expérience du centre prescripteur.
❌ Stimulation sans blocage hypophysaire : résultats moins bons
La méta-analyse Cochrane 2024 montre que la stimulation ovarienne sans suppression hypophysaire (protocoles sans agoniste ni antagoniste) réduit les taux de naissances vivantes par rapport aux protocoles avec blocage. L’utilisation d’un bloquant reste donc recommandée.

Questions fréquentes sur les protocoles de FIV

Comment est choisi mon protocole de stimulation ?

Le choix du protocole est fait par votre médecin sur la base de votre dossier médical : âge, AMH, compte des follicules antraux (CFA), antécédents de réponse à une stimulation précédente, et pathologies associées (SOPK, endométriose…). Aujourd’hui, la majorité des centres utilisent le protocole antagoniste court en première intention. Le protocole agoniste long est réservé à des indications spécifiques. ELONVA® est proposé aux bonnes répondeuses pour qui réduire le nombre d’injections est un avantage pratique.

Peut-on modifier les doses en cours de stimulation ?

Oui, et c’est même la règle. Les doses de FSH sont ajustées au fil des contrôles (prises de sang et échographies) en fonction de la réponse ovarienne. Une courbe d’estradiol qui stagne peut conduire à augmenter les doses ; une réponse excessive peut conduire à les réduire ou à modifier le protocole de déclenchement. Le protocole indiqué sur l’ordonnance est un cadre de départ, pas un plan figé.

Pourquoi l’heure d’injection du déclencheur est-elle aussi précise ?

Parce que la ponction doit être réalisée exactement 36 heures après l’injection déclencheuse. Le déclencheur provoque la maturation ovocytaire finale — si la ponction est trop précoce, les ovocytes ne sont pas encore mûrs (métaphase II) ; si elle est trop tardive, les follicules peuvent avoir rompu spontanément. Le bloc opératoire est réservé à un horaire fixe, et l’injection du déclencheur est calculée exactement en fonction de ce créneau.

Qu’est-ce que le syndrome d’hyperstimulation ovarienne (SHO) ?

Le SHO est la complication la plus sérieuse de la stimulation ovarienne. Il survient lorsque les ovaires répondent de façon excessive à la stimulation, produisant un grand nombre de follicules et un taux d’estradiol très élevé. Les formes sévères (rares) peuvent provoquer un épanchement abdominal ou pleural, des troubles de la coagulation. Facteurs de risque : SOPK, AMH élevée, jeune âge, grand nombre de follicules. En cas de risque élevé, le médecin peut adapter le protocole (doses réduites, déclenchement par agoniste au lieu du hCG) ou décider de tout congeler (« freeze all ») pour transférer sur cycle ultérieur.

Y a-t-il des protocoles pour les mauvaises répondeuses ?

Oui. Les « mauvaises répondeuses » (définies selon les critères POSEIDON — faible réserve ovarienne, AMH < 1,2 ng/ml, antécédent de réponse insuffisante) nécessitent une adaptation spécifique : doses de gonadotrophines plus élevées (jusqu'à 450 UI/j), parfois association FSH recombinante + HMG, et délai de stimulation pouvant être allongé. Certains centres utilisent également le protocole agoniste court ou des protocoles en phase lutéale (DuoStim) pour ces patientes. L'absence de consensus dans la littérature sur la meilleure approche implique une prise en charge très individualisée.

Sources

📚 Sources et références

  1. Melo P. et al. (2024). Protocoles de stimulation ovarienne contrôlée pour la PMA : méta-analyse en réseau. Cochrane Library. → cochranelibrary.com
  2. Gynéco Online. Inductions d’ovulation en FIV : les recommandations de l’ESHRE. → gyneco-online.com
  3. ESHRE (2024). Les Essentiels de l’ESHRE 2024 — stimulation ovarienne. → merckgroup.com
  4. CHU Amiens-Picardie. Modalités pratiques des traitements en AMP. → cpcms.fr (PDF)
  5. Hôpital DCSS. Les différents protocoles en FIV. → hopital-dcss.org
  6. Dr Skhiri A. Protocoles de stimulation en FIV. → drskhiri.com
  7. IVI France. Protocole FIV long ou court. → ivi-fertilite.fr