A partir d’embryons obtenus par fécondation in vitro ou d’embryons décongelés,
il est possible d’améliorer le taux de grossesse dans des cas cliniques bien particuliers :

La zone pellucide est la grosse enveloppe qui entoure l’ovocyte.
Dans certain cas elle est trop épaisse ou trop dure pour que l’embryon puisse s’en extraire et continuer son développement dans l’utérus.
l’éclosion assistée consiste à fragiliser cette enveloppe pour qu’elle se brise plus facilement. Célà se fait aujourd’hui avec un laser qui fragilise en partie cette enveloppe. On peut aussi le faire mécaniquement sous microscope.
Autrement dit, si vous prenez un oeuf de poule, c’est comme si on fragilisait la coquille pour que le poussin sorte sans effort.
Quoique interréssante par principe, cette technique est peu utilisée aujourd’hui car son application reste très ciblée et demande, pour travailler rapidement, l’utilisation d’un laser.
Mise au point :
En 2016, l’éclosion assistée a été utilisée au cours de 1 209 tentatives de FIV hors ICSI et d’ICSI. Pratiquée dans 19 centres, l’éclosion assistée concerne environ 1,9% des tentatives.
Les taux de grossesse rapportés aux transferts sont respectivement de 19,5% après FIV et 22,9 après ICSI et de 21,9% après transfert d’embryons congelés.
Les taux d’accouchement rapportés aux transferts sont respectivement de 16,7 et de 19,3% après FIV et ICSI respectivement, 18,6% après transfert d’embryons congelés.
L’éclosion assistée aura permis en 2016 la naissance de 345 enfants).



