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 aaPetites questions, petites réponses
F00 - Définir le premier jour des règles
F01 - Délai entre 2 tentatives de fiv
F02 - Evaluation de la qualité embryonnaire- interpretation
F03 - Saigements après transfert
F04 - Test de grossesse - interprétation
F05 - Les chances de grossesse en iac, fiv et icsi
F06 - Charger des documents explicatifs sur l'AMP (documents pdf)
F08 - Eclosion assistée et zone pellucide ?
F09 - DECAPEPTYL, analogue de la LHRH et saignement, effets secondaires
F12 - Existe t'il des signes permettant de prédire une grossesse avant le diagnostic de grossesse ?


F00 -
Définir le premier jour des règles.

Dans le cas normal, le premier jour des règles est défini comme le premier jour de pertes (brunes ou sanguinolantes).
En cas de doutes ou d'arrêt des pertes, et lorsqu'on doit débuter un traitement pour tenter une AMP. On peut considerer que le premier jour des règles est celui ou l'on se réveille avec des pertes significatives identifiables aux règles. ce sera alors le jour 1.
le traitement commence généralement le jour 2.
En cas de doute sur la définition du jour 1 vous pouvez appeler votre médecin traitant.

F00 - Règles après FIV ou ICSI
Les Règles, après FIV ou ICSI, reviennent généralement quand on arrête de progestatif de synthèse à la suite d'un diagnostic de grossesse négatif. dans certains cas, elles ne reviennent pas tout de suite. si l'absence de règles se prolonge au delà de quelques semaines, prenez conseil auprès de votre gynécologue.

F01 -
Délai entre 2 tentatives de fiv ou d’ICSI ?.
En principe, plus l’age de la patiente s’approche de 38-39 ans plus il faut racourcir les délais entre 2 tentatives pour augmenter les chances de succès. Pour les femmes jeunes, il vaut mieux augmenter ce délai surtout s’il s’agit d’une infertilité sans origine connue.
Les délais varient aussi en fonction de l’activité des centres fiv et de leur organisation.
Pour les sujets jeunes, Le délai le plus court peut être de 2 à 3 cycles aprés une tentative. Le plus raisonnable 4 à 6 mois ( 2 tentatives par an ).

Une étude rétrospective de 2013 (D.E.Reichman) précise que, dans le cadre de son analyse, Il n’a pas été observé de différence dans le nombre de jours de stimulation, le nombre d’unités de gonadotrophines, le nombre d’ovocytes ni le nombre d’embryons obtenu. Le taux d’implantation (11,1% / 13,7%), le taux de grossesse clinique (26,4% / 30,4%), le taux de naissance (21,4% / 23,4%) n’étaient pas significativement différent pour respectivement les cycles avec un seul cycle d’intervalle et au moins deux cycles d’intervalle.
Pour les tentatives d’IAC : un délai de 1 à 3 cycles est assez courant pour les couples jeunes.


 

F02 - Evaluation de La qualité embryonnaire - score

La qualité d'un embryon est observée 48 heures après le recueil des ovocytes.
Plusieurs classifications sont utilisées pour évaluer la qualité embryonnaire. La méthode généralement employée en France utilise une echelle à 4 degrés :
Allant de 4 pour les meilleurs embryons à 1 pour les plus dégradés. Cette évaluation se fait sur 3 critères : le nombre de cellules observé dans l’embryon, la régularité des cellules et la présence ou l’absence de débris cellulaires autour des cellules embryonnaires.
Les embryons de grade 4 et 3 ont les plus fortes chances d’implantation et peuvent aussi être congelés. Les embryons de type 2 et 1 peuvent aussi donner des grossesses avec une chance nettement inférieure, il ne sont généralement pas congelés.
D’autres équipes françaises utilisent des échelles inverses allant du grade 1 (ou « A ») pour les meilleurs embryons, au grade 4 (ou »D ») pour les moins beaux.
Certains biologistes ajoutent dans le score : - le nombre de cellules (blastomères) observés dans l’embryon. Voir son numéro d’ordre.
Il est donc conseillé, en cas de doute sur l’interprétation des résultats d’interroger l’équipe médicale, lors du transfert des embryons, d’autant plus que le nombre d’embryons à transférer peut varier en fonction de leur qualité.



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les petits Saignements après transfert ?

Des petits saignements résiduels peuvent se produire à la suite de la ponction ou à la suite du transfert si le passage du col est un peu difficile. Des résidus sanglants peuvent aussi être retrouvés dans les quelques jours qui suivent le transfert embryonnaire.
Si les saignements sont anormalement abondants pendant cette période, consultez votre gynécologue.
En cas d’absence de grossesse les règles arrivent généralement entre le 11e et 14e jours après le transfert. On peut aussi trouver des délais un peu plus longs si la prise de progestérone se prolonge.
Un certain nombre de grossesses débutantes peuvent être accompagnées de petits saignements irréguliers, quoique beaucoup
d'entre eux n'évoque rien de grave, il vaut mieux toujours en parler à votre médecin traitant.
En cas d’absence de règles et de test de grossesse négatif : prenez avis auprès de votre gynécologue.

F04 - Test de grossesse – comment l’interpréter ?

Ce test s’effectue généralement au 12e ou 13e jour après le transfert embryonnaire.
Le test sanguin est préférable au test urinaire dans la mesure ou il peut être quantifié.
Le test est rendu en : U.I. de Béta HCG (unités internationales).
Aujourd’hui, l’interprétation des résultats varient peu en fonction de la méthode de dosage utilisée : un résultat inférieur à 5 est de mauvais pronostic, un résultat entre 10 et 20 est douteux, un résultat au dessus de 25 peut être considéré comme positif.
Pour évaluer la bonne tenue de l’embryon on peut renouveler le dosage 2 jours après. Celui ci doit alors correspondre au moins au double de la valeur du dosage précédent.
Le Beta HCG
Un resultat positif n’est que le reflet de « l’accroche » de l’embryon dans l’utérus et de la formation du chorion qui va secréter l’hormone (HCG) que l’on dose. Il ne certifie pas une grossesse à terme. Statistiquement 75 % des femmes ayant un test positif accoucheront.

v
oir aussi => : Evolution des taux de beta HCG

 

F05 -Les chances de grossesse en iac, fiv et icsi

En Iac les chances d'obtenir une grossesse, si l'indication est bien posée, sont de 5 à 15 % suivant le type de monitorage utilisé et le centre qui la pratique.
Dans la pratique on ne dépasse pas 4 à 6 iac avant de passer à une technique de fécondation in vitro
Les chances d'obtenir une grossesse en fiv ou en icsi, toutes indictions confondues, sont de l'ordre de 20% par tentative. mais, malheureusement, 20 à 25% de ces débuts de grossesse se terminent en fausse couche. Ce qui raméne donc le taux de grossesse à terme à 15% (take home baby).
On peut donc considerer que 60 à 70 % des couples aboutissent à un résultat au bout de 4 tentatives.
Dans un certain nombre de cas, on peut encore obtenir quelques grossesses entre la quatrième et la sixième tentative. mais Il ne semble pas raisonnable, en l'état actuel de l'art,, d'aller au dessus de 7 tentatives.
celà est a rapprocher des chances de grossesse naturelle qui sont, pour un couple physiologiquement normal de 25% par cycle à 25 ans, de 13% par cycle à 35 ans et 6% par cycle à 42 ans, avec, à 42 ans, un taux de 50% de fausses couches.
Compte tenu des très faibles chances de réussite en AMP après 40 ans, il ne paraît pas souhaitable de prolonger les tentatives de fécondation in vitro après cet âge.

Pour en savoir plus, voir aussi les statistiques et les résulats nationaux : les statistiques

F08 - Zone pellucide et éclosion assistée ?

la zone pellucide est la grosse enveloppe qui entoure la partie centrale de l'oeuf.
Dans certain cas elle est trop épaisse ou trop dure pour que l'embryon puisse s'en extraire et continuer son développement dans l'utérus.
l'éclosion assistée consiste à fragiliser cette enveloppe pour qu'elle se brise plus facilement. Célà se fait aujourd'hui avec un laser qui coupe en partie cette enveloppe. On peut aussi le faire mécaniquement sous microscope.
Autrement dit, si vous prenez un oeuf de poule, c'est comme si on fendait l'oeuf pour que le poussin sorte sans effort.
voir aussi : nidation et endomètre


F09 - Decapeptyl, analogue de la LHRH et effets secondaires ?

1 - Au début du traitement par les analogues, des kystes ovariens peuvent apparaître suite à une stimulation initiale de la sécrétion des gonadotrophines.
l’apparition de ces eventuels kystes est généralement contrôlée par le médecin qui pratique le traitement. (echographie , dosage d’estradiol ) avant de passer à la phase de stimulation ovarienne.

2 - Quelques jours après le début du traitement, dans les protocoles “longs” de stimulation ovarienne pour FIV, il se produit une augmentation passagère des gonadotrophines (FSH,LH) c’est l’ effet “flair-up”.
A la fin de cet effet la sécrétions des gonadotrophines chuttent et peut engendrer des pertes plus ou moins sanglantes, que l’on attribue, a tort, aux règles de fin de cycle. Ces pertes ne doivent pas, sauf avis contraire, engendrer l’arrêt du traitement.

F12 - Existe t'il des signes permettant de prédire une grossesse avant le diagnostic de grossesse ?

Il n'existe pas de signe "positif" permettant de prédire une grossesse avant d'éffectuer le diagnostic de grossesse (par un dosage quantitatif de beta HCG).
La plupart des traitements préconisent des médicaments de supplémentation : HCG, estradiol et surtout progestérone, qui peuvent, à eux seuls, donner des "impressions" de grossesse : tension des seins, malaise....d'autant plus que chaque femme, est à ce moment là sujète à interpréter tous les signes qui pourraient être de bon ou de mauvais augure!
En pratique : les douleurs et les petites pertes occasionnelles quelques jours après le transfert sont sans effet sur le résultat final.

Le seul signe négatif est le retour des règles qui peut parfois se situer 1 ou 2 jours avant d'effectuer le diagnostic de grossesse.
Assez souvent, le retour des règles se situe plutôt quelques temps après un diagnostic de grossesse négatif à l'arrêt du traitement substitutif.
En cas de doute il faut toujours effectuer le diagnostic de grossesse, car des grossesses peuvent démarrer même
en présence de saignements.
voir aussi => : les petits saignements => interprétation du diagnostic de grossesse

F13- Les retards de règles dans différentes situations

Naturellement, les retards de règles peuvent être la cause de dysfonctionnement du cycle. mais ils sont aussi assez courant dans diverses situations en AMP:
- Retard après un fécondation in vitro sans grossesse, par exemple : toutefois un coup de fil au médecin pourra être envisagé si l'absence de règle, quand elle se produit, se prolonge au delà de 1 cycle.
- Sous analogue (synarel, suprefact, décapeptyl....), avant la stimulation ovarienne proprement dite,, , il peut aussi y avoir des perturbations des règles si le traitement est commencé avant la fin d'un cycle : absence ou retard de saignements par exemple. Il est plus prudent d'avertir le médecin en cas de doute, mais, en principe, le traitement ne doit pas être arrété sans avis médical.

F14-
Recommandations après transfert : faire ou ne pas faire ?
un repos allongé
après transfert : recommandé, mais pas systématique dans tous les centres (intérêt non prouvé).
ou un repos assis de 15 minutes avant de repartir : recommandé, mais pas systématique dans tous les centres (intérêt non prouvé).
Une étude récente de Sharayu Gaikwad (Fertility and Sterility, 2013, in press) semblerait montrer qu'un repos de 10mn allongé après le transfert ne semble avoir aucun intérêt voire même avoir une influence négative sur les taux de grossesse.
conduire sa voiture après transfert, non recommandé pour une question de sécurité uniquement.
reprendre une vie normale le plus vite possible : très recommandé, si tout va bien et que le type de travail le permet (voir avec votre médecin).
En résumé, il n'y a pas de raison valable démontrée de ne pas reprendre une activité normale dès que possible.
Conseil : "le meilleur moyen de psychoter est de se transformer en poule couveuse en attendant le verdict".