La stérilité de l’un des conjoints conduit toujours à un test de grossesse négatif . Stérilité masculine, féminine, mixte ? Que représente chaque terme ? – Quelles sont les causes de stérilité les plus courantes ? Comment les diagnostiquer ?
Infertilité masculine – Infertilité féminine – Infertilité mixte Infertilité inexpliquée
L’infertilité se définit comme l’incapacité, pour l’un des conjoints (ou les deux), d’obtenir naturellement un enfant, après deux ans de rapports sexuels non protégés. Il s’agit donc en théorie d’un état « supposé » pré-existant qui cesse de l’être dès que l’on obtient cet enfant.
Si les délais à concevoir sont longs, on parle alors d’hypofertilité.
La stérilité, elle, définit un état stable d’infertilité puisque, dans ce cas, une grossesse n’est pas possible même sur le long terme, naturellement.
Un certain nombre d’examens, chez l’homme comme chez la femme peuvent conforter la notion de stérilité.
Cependant , dans certaines conditions, la stérilité peut être détournée en passant par des techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP).
On peut donc considérer que ces techniques permettent de faire reculer la notion de stérilité en la transformant, pour certains couples, en infertilité ou hypofertilité « curable ».
la définition « médicale » utilisée pour l’infertilité est le fait de n’avoir pas obtenu de conception après 12 ou 24 mois de tentatives.

Le tableau précédent montre la place des techniques d’assistance médicale à la procréation dans un contexte global.
Sur 100 couples agés de 2 à 40 ans, qui désirent avoir un enfant, 85 d’entre eux procréeront naturellement dans un délai de 4 à 24 mois.
les 15 couples restant, après consultation médicale, seront divisés en 2 groupes :
un premier groupe de 2 à 4 couples pour des raisons diverses, stérilité tubaire, atteinte sévère du sperme…., passeront directement en technique d’AMP (FIV-ICSI)
un deuxième groupe de 10 couples suivra une série de traitements de stimulation ovarienne, suivi ou non d’inséminations intra-utérine, si besoin.
Dans ce groupe, 6 a 8 couples obtiendont une grossesse, les 2 à 4 restants rejoindront le premier groupe devant subir une technique d’AMP.
Celà nous permet de faire 3 remarques :
Les 2 ans d’attente avant d’entreprendre une fécondation in vitro semblent justifiés, hors cas cliniques avérés.
Les techniques de fécondation ne concernent qu’un petit pourcentage de couples.
2 à 4 % des couples n’obtiendront pas de grossesse, en fin de processus.
La répartition de l’infertilité dans le couple :
(OMS, années 1990)
Sur 8 500 couples infertiles, on a retrouvé une étiologie féminine dans 37 % des cas, une étiologie masculine dans 8 % des cas et une étiologie à la fois féminine et masculine dans 35 % des cas (WHO, 1992).
Les 20 % des couples restants dans cette étude ont débuté une grossesse ou ont présenté une infertilité dite inexpliquée.



