
L'ensemble des ovocytes micro-injectés sont lavés puis mis en incubation dans un milieu de culture approprié.
jour "un" :
24 heures environ après la micro-injection, Les ovocytes sont changés de milieu de culture afin de continuer leur évolution en milieu propre.
Ils sont observés au microscope pour rechercher la présence des 2 pronuclei à l'intérieur de l'ovocyte.

Leur présence indique que le spermatozoide est bien à l'intérieur de l'ovocyte et que le clivage en deux cellules est proche.
Jour "deux"
Après observation de la qualité des embryons, généralement composés de 4 blastomères autour de 40 heures après micro-injection.

et 8 blastomères après 72 heures
Ils sont ensuite triés pour préparer le transfert embryonnaire et une eventuelle congélation des embryons surnuméraires.
Dans certains cas, il peut être interressant de prolonger la culture des embryons jusqu'au stade blastocyste.
Pour celà on utilisera des milieux de culture spéciaux. le transfert sera alors retardé de quelques jours.
le transfert d'embryon(s) se fait par voie naturelle, sans préparation particulière de la patiente. On utilise pour celà un cathéter très fin qui va permettre de déposer le(s) embyon(s)s choisi(s) dans la cavité utérine.

Pour Celle qui ont déjà effectué des IAC, il s'agit du même geste mais, ici, les spermatozoïdes sont remplacés par des embryons.

Après le transfert, il est recommandé de se reposer quelques instants avant de repartir de la clinique.
Combien d'embryons peut-on transferer ?
Le nombre d'embryons transférés sera rediscuté, avant le transfert, avec l'équipe médicale. Le choix possible se situe entre 1 et 2. Toutefois, afin d'éviter au maximum les grossesses multiples le choix final se fera, en accord avec le couple, en tenant compte d'un certain nombre de paramétres, comme :
- l'age de la conjointe
- le rang de la tentative
- la qualité des embryons
- le taux de fécondation de la tentative en cours, etc...
Les embryons surnuméraires de bonne qualité seront congelés.
Le transfert de blastocystes à 5-6 jours
Dans un certain nombre d'indications le biologiste pourra proposer un transfert embryonnaire à 5 jours.
Pour ce transfert il aura prolongé la culture embryonnaire à un stade plus avancé : les embryons transférés seront alors des blastocystes.
On transfert généralement 1 seul blastocyste. Les autres peuvent être cryo-conservés pour une prochaine utilisation.
Les risques de l'ICSI
Lors de la stimulation ovarienne, il peut y avoir un risque d'hyperstimulation. C'est une réponse ovarienne excessive.
Elle est rare et se manifeste par des douleurs dans le bas du ventre avec une augmentation du volume de l'abdomen. Celà peut être associé, ou non à des nausées, des vomissements et à une prise de poids. Vous devez alors contacter immédiatement votre gynécologue.
De plus, ce traitement s'accompagne parfois d'un risque de grossesse multiple qui est proportionnel au nombre des embryons que l'on aura transférés.
En Europe, un consensus a été proposé pour diminuer le nombre d'embryons transférés. Certain pays imposent même le transfert d'un seul embryon à la fois.
Les grossesses extra-utérines (assez rares) et les fausses couches, précoces ou tardives (20-25% app.) existent aussi en FIV .
Enfin, On sait aujourd'hui que le taux de diverses malformations congénitales est plus élevé en fécondation in vitro qu'en fécondation naturelle.
Tous ces sujets doivent donc être largement débatus avec l'équipe d'AMP avant de se lancer dans ces procédures.
D'autres complications exceptionnelles peuvent survenir lors de la ponction des follicules ou du transfert des embryons.
Les résultats de l'ICSI
Toutes indications et ages confondus, le pourcentage de chance d'obtenir une grossesse est de 24% environ par ponction et de 28% par transfert d'embryon(s).
Les patientes plus jeunes et cetaines indications propices donnent les meilleures résultats.
Sur 100 grossesses débutantes, Il y en aura un peu plus de 75 qui aboutiront à une naissance.
Enfin, en dehors du risque de grossesse multiple, si l'on met plus de 1 embryon, il existe une plus grande prématurité chez les enfants nés de FIV, comparés aux enfants nés naturellement.
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