technique FIV-ICSI, fecondation in vitro
Site d'assistance médicale à la procréation.....
fivfrance medi@

Techniques AMP
IIU-IAC
FIV
ICSI
MIV

Congélation lente
Vitrification

Blastocyste
Hatching

Médicaments
Protocoles
Gérer son temps

Analyses
Spermogramme
Valeurs normales

Réserve ovarienne
AMH
Diagnostic grossesse

Embryons
Qualité de l'embryon

Transfert embryons
Nidation-Endomètre

Résultats
Statistiques France

Choisir son centre
Résultats par centre


Coût de l'AMP
Legislation

Les Centres d'AMP
Annuaire France
Qui fait quoi?

Annuaire Maghreb
Annuaire Afrique
Annuaire Canada
Annuaire Belgique

Les videos

vers Fivfrance-PRO

 

 

 



ICSI
: fiv avec micro-injection
La fécondation in vitro avec micro-injection (ICSI) est pratiquée en routine depuis plusieurs décénies. Le premier bébé né par ICSI remonte à l'année 1992.

Pour le couple, il n'y a aucune différence de traitement entre une fécondation in vitro conventionnelle (FIV) et une fécondation in vitro avec micro-injection (ICSI).
La différence se situe seulement au niveau de la technique que va utiliser le biologiste:
Dans la FIV conventionnelle, le biologiste met en contact les spermatozoïdes du conjoint, apres leur avoir fait subir une épreuve de sélection- concentration pour récuperer les spermatozoïdes les plus apte à féconder, en nombre suffisants. la fécondation se fait ensuite naturellement dans un milieu de culture dont la composition est proche du milieu naturel.
Le terme"ICSI" utilisé pour la fécondation in vitro avec micro-injection provient du terme anglais:
" Intra Cytoplasmic Sperm Injection"
Il traduit bien le geste que va devoir accomplir le biologiste :
- choisir un spermatozoïde et l'injecter dans le cytoplasme de l'ovocyte, à un endroit bien déterminé pour induire le processus de fécondation.Formalités administratives

La loi de bioéthique encadre strictement la pratique de la fécondation in vitro, en France.
Dans ces conditions, les caisses  prennent en charge la totalité des frais jusqu'à 4 tentatives par enfant.
Dans l'état actuel de la loi, cette  pratique médicale est réservée aux couples hétérosexuels mariés ou vivants en concubinage notoire depuis plus de deux ans.
La conjointe doit être âgée de moins de 43 ans au moment de la tentative de fécondation in vitro, sous réserve que le bilan clinico-biologique permette de la réaliser.
On estime "raisonnable" de ne pas dépasser 55 ans pour le conjoint sous réserve que la spermiologie soit encore compatible avec une tentative d'AMP.
ic

Les indications de l'ICSI :
Infertilité masculine pouvant aller de l'OATS sévère à l'azoospermie secrétoire et, en règle générale, quand le nombre de spermatozoïdes normaux et mobiles ne permet pas de tenter une FIV conventionnelle.
Echec après tentative(s) de FIV conventionnelles.
La mauvaise qualité des ovocytes de la conjointe ne rentre pas dans ce type d'indication.

Les différentes étapes

1 - La décision Médicale et le Bilan pré-FIV
La Décision de rentrer dans un protocôle de fécondation in vitro avec micro-injection est prise par le gynécologue après les investigations nécessaires, clinique et Biologique, chez le conjoint et la conjointe
Un certain nombre d'analyses médicales sont indispensables pour élaborer le dossier pré-FIV:(spermogramme, TMS, dosage hormonaux, tests sérologiques (hepatite B, C, HIV......) etc.

a Les analyses médicales
a La reserve ovarienne

Une fois les examens effectués, l'indication de la technique d'assistance médicale à la procréation pourra être posée, en fonction du
spermogramme et du test de survie des spermatozoïdes en milieu de culture (FIV conventionnelle , FIV avec micro-injection (ICSI).

Lors d'une consultation ou d'une réunion de groupe, Le couple recevra des indications très précises sur le type de technique utilisée, ses avantages et ses inconvénients, ses limites.
Après un délai de reflexion, il notifiera, par écrit, sa décision de rentrer dans le protocôle de Fecondation in vitro.

2 - Le monitorage de l'ovulation
Pour permettre aux ovaires de produire plusieurs ovocytes en même temps, on utilise, dans la plupart des cas, un ensemble de trois types de médicaments qui va permettre de provoquer une SUPEROVULATION.

Un des traitements le plus usuels est appelé "protocole agoniste long" il dure à peu près 25 à 30 jours.
Dans ce protocole, on utilise généralement :
- un agoniste du GnRH pour mettre l’ovaire "en repos" et bloquer le processus naturel de l’ovulation,
- une FSH naturelle ou recombinante pour stimuler l’ovaire et
- une HCG naturelle ou recombinante pour déclencher artificiellement l’ovulation au bon moment.

Dans d’autres cas, on peut être amené à utiliser un « protocole court » avec agoniste ou antagoniste de la LHRH qui durera une quinzaine de jours seulement.
Il existe aussi un certain nombre d'autres protocoles dont la phase préparatoire à la stimulation ovarienne pourra être différente et plus longue.

a les différents protocoles de stimulation de l'ovaire
a
Médicaments et traitement en AMP
a
Comment gérer son temps pendant une tentative de fécondation in vitro ?

3 - La tentative de Fécondation in vitro avec microinjection

a

36 heures environ après le déclenchement de l'ovulation, on procède à la ponction ovocytaire, par échographie transvaginale, sous anesthésie locale ou générale.
a

ICSI : Rôle du laboratoire

Jour "zéro" :
1. traitement et sélection des spermatozoïdes :
En règle générale, Le recueil du sperme est effectué le jour de la ponction ovocytaire après une abstinence de 3 à 4 jours.
En cas de a taux de fragmentation élevé de l'ADN des spermatozoïdes, Isabel Pons et Coll conseillent une abstinence de 24 heures pour abaisser ce taux dans le recueil devant servir à la technique d'AMP (Journal of Assisted Reproduction and Genetics 2013)
Le traitement du sperme se fait majoritairement par centrifugation en gradient de densité..
On peut ensuite faire migrer le culot de centrifugation obtenu dans un milieu de culture approprié (swim up ascendant)..Les spermatozoïdes les plus vigoureux se retrouvent alors dans le liquide surnageant, ce sont ceux qui seront utilisés pour la fécondation in vitro avec micro-injection.
Cette préparation a aussi pour but d'éliminer le liquide spermatique qui aurait un effet délétère sur la fécondation en éprouvette ainsi que les débris cellulaire et un certain nombre de germes bactériens.
Suivant l'origine du sperme, éjaculé ou ponctionné (ponction épidydimaire ou testiculaire) la selection se fera différemment.
Le but est d'obtenir un nombre suffisant de spermatozoïdes pour pouvoir microinjecter la totalité des ovocytes obtenus, sachant qu'il faudra un seul spermatozoïde par ovocyte.


2. Ponction des follicules
Les follicules matures sont prélevés sous echographie trans-vaginale puis transmis au laboratoire d'AMP.
La ponction est faite par le gynécologue, sous anesthésie locale ou générale, selon les usages locaux.
2. Recherche, lavage et décoronisation des ovocytes
Les ovocytes sont recherchés à partir des liquides folliculaires, ponctionnés par le clinicien, puis ils sont lavés puis débarassés des cellules periphériques (cumulus et corona radiata) avant d'être micro-injectés.
Il est alors possible de déterminer leur état de mâturité. Les ovocytes immatures sont éliminés.
.3. Microinjection
l'ovocyte est maintenu par aspiration sur une micropipette de contention dans une position bien déterminée.
On injecte alors un spermatozoïde par ovocyte.L'ensemble des ovocytes micro-injectés sont lavés puis mis en incubation dans un milieu de culture approprié.
 


Jour "un" :
24 heures environ après la micro-injection, Les ovocytes sont nettoyés et changés de milieu de culture afin de continuer leur évolution en milieu propre.Ils sont observés au microscope pour rechercher la présence des 2 pronuclei à l'intérieur de l'ovocyte.

a
Leur présence indique que le spermatozoide est bien à l'intérieur de l'ovocyte et que le clivage en deux cellules est proche.


3 micro-injections en direct

Jour "deux"
Après observation de la qualité des embryons, généralement composés de 4 blastomères autour de 48 heures après insémination.
Ils sont ensuite triés pour préparer le a transfert embryonnaire et une eventuelle a congélation des embryons surnuméraires.

Dans certains cas, il peut être interressant de a prolonger la culture des embryons jusqu'au stade blastocyste.
Pour celà on utilisera des milieux de culture  spéciaux. le transfert sera alors retardé de quelques jours. 
le transfert d'embryon(s) se fait par voie naturelle, sans préparation particulière de la patiente. On utilise pour celà un cathéter très fin qui va permettre de déposer le(s) embyon(s)s choisi(s) dans la cavité utérine.

Pour Celles qui ont déjà effectué des IAC, il s'agit du même geste mais, ici, les spermatozoïdes sont remplacés par des embryons.
Après le transfert, il est recommandé de se reposer quelques instants avant  de repartir de la clinique.

a Combien d'embryons peut-on transferer ?
Le nombre d'embryons transférés sera rediscuté, avant le transfert, avec l'équipe médicale.
Raisonnablement, Le choix possible se situe entre 1 et 2, très rarement 3.
Toutefois, afin d'éviter au maximum les grossesses multiples le choix final se fera, en accord avec le couple, en tenant compte d'un certain nombre de paramétres, comme :
- l'age de la conjointe, le rang de la tentative, la qualité des embryons, le taux de fécondation de la tentative en cours, etc...
Les embryons surnuméraires de bonne qualité pourront être congelés.

Le transfert de blastocystes à 5 jours
Dans un certain nombre d'indications le biologiste pourra proposer un transfert embryonnaire à 5 jours.
Pour ce transfert il aura prolongé la culture embryonnaire à un stade plus avancé : les embryons transférés seront alors des blastocystes.

On transfert généralement 1 seul blastocyste. Les autres peuvent être cryo-conservés (vitrifiés) pour une prochaine utilisation.

Le transfert différé
Avec les techniques de a vitrification, il est possible aujourd'hui de différer le transfert embryonnaire sur un cycle ultérieur, avec un a endomètre généralement plus apte à recevoir un embryon. Cette pratique est de plus en plus utilisé par nombre de centres de fécondation in vitro, avec succès. Un travail supplémentaire est cependant demandé à l'équipe biologique puisqu'elle doit pratiquer une ou plusieurs vitrifications pour leur conservation pendant 1 à 3 mois, ou plus si le nombre d'embryons est élevé.

Les risques de la FIV-ICSI
Lors  de la stimulation  ovarienne, il peut y avoir un risque d'hyperstimulation. C'est une réponse ovarienne excessive.
Elle est rare et se manifeste par des douleurs dans le bas du ventre avec une augmentation du volume de l'abdomen. Celà peut être associé, ou non à des nausées, des vomissements et à une prise de poids. Vous devez alors contacter immédiatement votre gynécologue.
De plus, ce traitement s'accompagne parfois d'un risque de grossesse multiple qui est proportionnel au nombre des embryons que l'on aura transférés.

En Europe, un consensus a été proposé pour diminuer le nombre d'embryons transférés. Certain pays imposent même le transfert d'un seul embryon à la fois.
Les grossesses extra-utérines (assez rares) et les fausses couches, précoces ou tardives (20-25% app.) existent aussi en FIV .
Enfin, On sait aujourd'hui que le taux de diverses malformations congénitales est très légèrement plus élevé en fécondation in vitro avec micro-injection qu'en fécondation naturelle.
Tous ces sujets doivent donc être largement débatus avec l'équipe d'AMP avant de se lancer dans ces procédures.
D'autres complications exceptionnelles peuvent survenir lors de la ponction des follicules ou du transfert des embryons.

Les résultats de l'ICSI
Toutes indications et ages confondus, le pourcentage de chance d'obtenir une grossesse est de 24% environ par ponction et de 28% par transfert d'embryon(s).
Les patientes plus jeunes et certaines indications ciblées donnent des meilleures résultats.

Fumer et boire du café en excès peut avoir une incidence significative sur le taux de grossesse en FIV

a

Sur 100 grossesses débutantes, Il y en aura un peu plus de 70 qui aboutiront à une naissance.
Enfin, en dehors du risque de grossesse multiple, si l'on met plus de 1 embryon, il existe une plus grande prématurité chez les enfants nés de FIV, comparés aux enfants nés naturellement.