AMP : Le vrai prix à payer ! (2008)
En dehors des remboursements effectués par l’assurance maladie dans le cadre de la loi, il existe des surcoûts à régler par les patients qui sont parfois loin d’être négligeables.
Cette étude a été effectuée afin de sensibiliser les patients sur leur participation réèlle au coût de leur traitement et de leur prise en charge. Elle permettra à chacun de mieux choisir son équipe AMP en posant les bonnes questions avant de démarrer un cycle de tentatives.
Cette Enquête, menée sur le site « fivfrance » pendant 4 mois, a permis de recueillir des informations sur une cinquantaine de centres français répartis dans 31 départements : 06, 13,17, 21, 26, 29, 31, 34, 35, 37, 38, 44, 49, 51, 54, 59, 60, 63, 67, 69, 72, 75, 76, 78, 80, 83, 87, 91, 92, 93, 94.
L’anonymat des centres a été respecté et les informations recueillies s’arrêtent donc au niveau des départements concernés.
Elle permet de tirer un certain nombre d’informations sur les surcoûts réels de l’AMP
En France. les surcoûts sont engendrés, soit par des analyses hors nomenclature, soit par des dépassements d’honoraires (secteur II), soit par certaines pratiques locales :
I - Au niveau biologique, ces surcoûts ont deux raisons principales :
Des analyses, indispensables dans certaines situations, ne sont pas inscrites à la nomenclature et donc non remboursables : AMH (40 € app), fragmentation de l’ADN des spermatozoïdes (de 50 à 100 € selon technique)…
Il en est de même pour le supplément demandé par les centres qui pratiquent les nouvelles techniques d’IMSI , ce qui paraît justifié techniquement (de 150 à 200 € selon les centres).
II - Au niveau clinique, ces surcoûts sont générés par les dépassements d’honoraires des cliniciens privés en secteurs II - à honoraires libres (gynécologues, anesthésiste...). Un annuaire des paticiens et de leur type de tarif (secteur 1 ou 2...) est disponible sur le site de l'assurance maladie . Par ailleurs Les indications tarifaires doivent être affichées en salle d'attente des praticiens.
III - Enfin quelques centres dans la moitié sud de la France demandent des « frais de dossier » ou des « frais de recherche » qui, n’ayant aucune justification comptable, ne sont pas pris en charge par les mutuelles. |