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Accueil / foire aux questions / la congélation embryonnaireLA CONGELATION DES EMBYONS
(d'après F.arnal "200questions, 200 réponses") Il est double : - elle permet de préserver les embryons dits "surnuméraires" qui n'ont pas été transférés lors de la tentative en cours ; - elle est un substitut à la congélation d'ovocytes pour les femmes qui vont subir un traitement stérilisant, ou dans le cadre du don d'ovocytes. Puisqu'on ne peut pas congeler les ovocytes, on peut les féconder (avec le sperme du conjoint dans le cas d'auto-conservation, ou avec le sperme du conjoint de la receveuse dans le cas du don d'ovocytes) et congeler les embryons obtenus en vue d'un transfert ultérieur. En pratique, les 2/3 seulement des embryons congelés après 2 jours de culture retrouvent leur aspect morphologique initial et en outre leur taux de nidation est 3 fois plus faible que celui des embryons frais. Le taux de grossesses par transfert d'embryons congelés est donc d'environ 6 à 8 %. Ces résultats médiocres s'expliquent en partie par les effets néfastes de la congélation, mais aussi par le fait que l'on transfère d'abord, lors de la tentative de FIV +/ICSI, les embryons jugés les plus viables et que ce sont donc les moins viables qui sont congelés. Les résultats sont toutefois bien meilleurs si l'on sélectionne les embryons à congeler par la culture prolongée : ils sont plus souvent viables et la congélation-décongélation a moins d'effets néfastes à cause du nombre de leurs cellules. Cependant, la culture prolongée diminue le nombre d'embryons disponibles pour la congélation. La durée de la conservation par le froid peut techniquement être très longue, et n'influe pas sur le taux de récupération. Le transfert d'embryons congelés peut se faire sur un cycle spontané, si celui-ci est normal. La preuve est faite chez l'animal que la congélation n'entraîne pas d'anomalies des embryons. Dans l'espèce humaine, il n'y a pas assez de recul pour confirmer cette observation : mais les enfants nés après congélation ne portent pas plus d'anomalies que les autres. Oui, dans le cas où les embryons congelés sont abandonnés ou deviennent orphelins. Les embryons surnuméraires congelés sont transférés dans les mois qui suivent la tentative s'il n'y a pas eu de grossesse après le transfert d'embryons frais ; ils sont donc très rarement abandonnés ou orphelins. S'il y a grossesse, les embryons surnuméraires congelés sont destinés à être transférés dans un délai de 2 à 3 ans après l'issue de cette grossesse. C'est au cours de ce délai que certains d'entres eux peuvent être abandonnés par le couple qui ne désire pas une autre grossesse ou qui se sépare. La loi prévoit pour l'instant (car elle est révisable), s'ils sont abandonnés, qu'ils puissent être détruits (au bout d'un délai maximum de 5 ans), ou utilisés pour la recherche, avec l'accord de leurs géniteurs et de la Commission Nationale de Médecine et de Biologie de la Reproduction et du Diagnostic Prénatal, ou encore donnés à un autre couple, toujours avec l'accord des géniteurs. D'autres peuvent être "orphelins" par suite du décès de la conjointe ou des deux membres du couple ; la loi prévoit pour l'instant qu'ils doivent alors être donnés plutôt que détruits. Au total, ces embryons non réclamés sont peu nombreux, 1 à 5 % des embryons congelés. Mais sans la congélation, il y aurait encore plus d'embryons abandonnés : tous les embryons surnuméraires. |