"Plutôt que de maudire les ténèbres, allumons une chandelle, aussi petite soit-elle ! " - Confucius
« Etre optimiste mais clairvoyant »
La médecine « corrige » mais elle ne fait pas de miracles !
La fécondation in vitro est une technique bio-médicale qui permet à des couples stériles ou hypofertiles d’obtenir une grossesse suivie d’un accouchement dans les deux tiers des cas approximativement.
Malheureusement, En France, si l'on tient compte de la globalité des pratiques et des indications médicales,un tiers des couples n’obtiendra jamais de grossesse ou d’enfant né, dans l’état actuel des connaissances médicales et, parfois, pour des raisons inexpliquées aujourd’hui.
Ce taux de succès ira probablement en s’améliorant, sans toutefois dépasser une valeur « critique » probable que nous sommes bien incapable de quantifier dès à présent.
Le parcours « AMP » peut être une galère !
Chaque couple réagira différemment au parcours d’obstacles que représente une prise en charge et un traitement pour une technique d’assistance médicale à la procréation (AMP).
Il peut exister un certain nombre de paramètres qui feront qu’une prise en charge et qu’un traitement seront mieux acceptés par le couple :
L’age du couple, sachant qu’un couple jeune aura une marge de manœuvre plus importante dans le temps, contrairement au couple dont la femme est plus âgée et qui aura une « nécessité de réussite » à court terme.
La prédisposition du couple à accepter la procédure, avec un « optimisme contenu »
Le type de traitement proposé et ses effets secondaires.
L’indication qui peut engendrer des difficultés de synchronisation, essentiellement dans le cas des stérilités masculines majeures avec ponction au niveau testiculaire, ou dans le cas de procédures utilisant le diagnostic pré-implantatoire.
La Proximité des dfférents acteurs médicaux : Gynécologue, Echographiste, Biologiste notamment. Ainsi que La proximité de la clinique où est pratiquée l’intervention.
La disponibilité de l’équipe pluridisciplinaire du centre d’AMP et son aptitude à répondre aux questions des patients
Un soutien psychologique peut être nécessaire !
Ce soutien n’est pas obligatoire et reste à la discrétion de chaque couple. Certains n’en ressentent pas le besoin, en tout cas dans les premières tentatives.D’autres y ont recours dès la prise en charge afin de prévenir ou de mieux appréhender les situations conflictuelles au sein du couple. Situations souvent amplifiées dans ces périodes riches en contrainte.
Le besoin de parler et d’échanger entre couple se trouvant dans la même situation est très fort, à tel point que les forums spécialisés sur Internet ont toujours une audience significativement élevée compte tenu du faible pourcentage de la population que cela représente. L’échec répété n’est jamais anodin et est souvent, à tort, ressenti comme un échec personnel ou une injustice.
Pour certains couples fragiles il peut parfois prendre des dimensions dramatiques (séparation des conjoints, dépression, envie suicidaire de l’un des conjoints…) qu’il ne faut jamais négliger dès que l’on rentre dans le processus d’AMP.
Pour ne pas entrer dans une spirale sans fin dont on ne voudrait plus ressortir, il serait souhaitable que chacun puisse établir avec son médecin, un échéancier thérapeutique à court et a long termes en proposant, avant toute tentative :
un nombre de tentatives maximales raisonnables : de 2 à 6, selon les cas et lage .
un délai de réalisation : de 6 à 24 mois, par exemple, selon l’age et l’indication.
une réflexion sur les autres solutions possibles en cas d’échec.
Les chances de grossesse !
C'est un fait que nous ne sommes pas tous égaux dans ce domaine et que, malgré des avancées médicales importantes, la Médecine a peu de possibilité, dans les années à venir, de pouvoir offrir les mêmes chances à tous. Selon le diagnostic établi pour les conjoints, le couple aura plus ou moins de chances d’obtenir une grossesse par l’une ou l’autre des techniques d’AMP.
Pour certains couples elles ne seront même pas envisageables, car inappropriées. Trois critères essentiels permettent une évaluation des chances de grossesse :
L’historique médical le bilan bio-clinique de l’homme et de la femme.
L’indication portée
L’age des conjoints, et surtout celui de la conjointe. Auxquels on pourra ajouter, après la première tentative, quatre autres critères :
Le type de réponse au traitement médicamenteux
Le taux de fécondation ovocytaire
Le nombre et la qualité des embryons obtenus
La qualité de l'endomètre.
Ces chances varient approximativement, en fonction de ces critères, de 4 à 40% par tentative d’AMP. Même si l’indication de référence en matière d’AMP est la stérilité tubaire bilatérale avec sperme normal du conjoint, elle fait part égale, aujourd’hui, avec les traitements de l’infertilité masculine par micro-injection (ICSI). Cela nous amène aussi à dire qu’il est difficile de se faire une idée sur les scores de tel ou tel centre d’AMP, si l’on ne connaît pas la politique du centre en matière de recrutement des couples.
En résultat brut, nous arrivons aux chiffres cités plus haut : sur trois couples entrant dans un processus d’AMP, 2 repartiront chez eux avec un (ou plusieurs) bébé(s).
Nous espérons, bien sûr, que vous ferez partie des futurs parents.
Editorial fivfrance
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