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Contraception et fertilité :

Les Dispositifs intra-utérins

Le Dispositif intra-utérin ou DIU est une méthode contraceptive de première intention, considérée comme toujours très efficace, qui présente l’avantage d’une longue durée d’action et pour laquelle aucun risque cancéreux ou cardio-vasculaire n’est établi.
Le risque de maladie inflammatoire pelvienne (MIP) lié à la pose est avéré, sa survenue étant essentiellement limitée aux 3 semaines qui suivent l’insertion.
Aucun risque de stérilité tubaire n’a été démontré, y compris chez les nullipares, cependant il est théoriquement présent et pourrait entrainer une infection tubaire avec stérilité par obstruction.
Le risque de grossesse extra utérine, potentiellement possible n'a pas été démontré.

Les méthodes "barrières"

Les préservatifs peuvent être masculins ou féminins. Il est rappelé qu’il s’agit des seules méthodes qui aient fait preuve de leur efficacité dans la prévention des maladies sexuellement transmissibles.
Les délais de recouvrement de la fertilité ou de conception suite au retrait du DIU sont plus élevés que pour l’utilisation des seules méthodes barrières (usage du préservatif) mais semblent comparables à ceux observés pour la contraception orale, y compris chez les nullipares.


Documents professionnels < site officiel de l'ANAES
Stratégies de choix des méthodes contraceptives chez la femme




La contraception orale : Les "pilules"

1 - Les associations oestroprogestatives :
association de dérivés de l'estradiol et de la progéstérone
2 - Les progestatifs purs
dérivés de la progéstèrone

Ces molécules présentent chacunes des avantages et des inconvénients (nombreuses contrindications) ce qui incitera votre médecins à vous poser un certains nombre de questions avant de choisir la meilleure prescription.

Même s'il semble que le délai de conception soit un peu plus long après l'arrêt d'une contraception orale, celui ci ne dépasse pas 6 mois pour 65% des couples qui ne présentent aucune pathologie liée à l'infertilité et qui ont une activité sexuelle normale.
Dans les mêmes conditions 90 % des couples fertiles auront la chance de concevoir dans les 12 mois qui suivent l'arrêt de la contraception orale .
Une étude anglaise ancienne (2002) a même évoqué la possibilité que la pilule prise pendant une période significative (5 ans) pouvait au contraire améliorer la fécondité à l'arrêt du traitement (Farrow A. et Coll.HR oct 2002).
Plusieurs hypthèse peuvent être envisagées pour expliquer cette possibilité :
Préservation du capital ovocytaire ? - Mise au repos d'une éventuelle endométriose latente... ?

Il faut aussi être conscient qu'une contraception prolongée, pour diverses raisons, peut amener les femmes à vouloir concevoir autour de 40 ans, ce qui effectivement peut poser quelques difficultés en terme de résultats. Parallèlement, Nous savons aussi qu'en fécondation in vitro les grossesses à terme sont aussi plus rares.
Enfin, rappelons que, comme les dispositifs intra utérins, les méthodes contraceptives orales ne protègent pas des maladies sexuellement transmissibles ( MST). Il faudra donc faire en sorte d'éviter, ou de soigner rapidement, certaines d'entre elles qui pourraient entraîner une stérilité.